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Bien-être

3 astuces bien-être saines et rapides dans la salle de bain #3

Dans ce troisième article de la mini-série sur le bien-être, nous allons nous intéresser à la routine capillaire. Savez-vous combien de produits vous utilisez pour avoir votre chevelure tant rêvée ? Huile capillaire, masque, shampooing, après-shampooing, sèche-cheveux, fer à friser, lisseur et j’en passe ?

Revenons à des choses simples : une routine allégée, des produits sains et pourquoi pas un shampooing sec fait maison (avec recette en fin d’article).

Quel est le souci de notre routine capillaire tant choyée?

Souvent les produits du commerce sont très agressifs, riches en palatales, en parabènes ou encore en perturbateurs endocriniens de plus en plus pointés du doigt dans l’essor des troubles féminins (acné, endométriose, dérégulation des cycles menstruels…). Nous avons aussi tendance à les utiliser trop fréquemment : pour avoir les cheveux toujours propres, même le plus doux des shampooings biologiques peut, à la longue, venir irriter le cuir chevelu. L’utilisation répétée de chaleur pour lisser ou coiffer les cheveux est aussi une excellente manière de fragiliser la fibre capillaire. Et je ne parle même pas des couleurs non biologiques, contenant des produits très agressifs autant pour votre chevelure que pour le bien-être de votre coiffeur !

Mais ce n’est pas tout, les cheveux peuvent aussi et surtout s’embellir ou se ternir de l’intérieur :

  1. Un peu d’anatomie pour mieux comprendre :
Source : Liperol

Les cheveux – 100.000 à 200.000 par tête – font parti de la famille de phanères avec les ongles et les poils. Il pousse au niveau du bulbe pileux présent dans le cuir chevelu, qui, tout comme la peau, est composé de trois couches : l’épiderme, le derme et l’hypoderme pour une épaisseur de +/- 6mm.

Le cuir chevelu comporte :

  • une forte de densité de follicules pileux – entre 200 à 300 par cm2 –
  • des glandes sébacées, chacune étant associée à un bulbe pileux
  • de glandes sudoripares, notamment pour la régulation de la température
  • un riche réseau de nerfs et de vaisseaux sanguins.

2. Cuir chevelu, cheveux et glandes : des rôles insoupçonnés :

Grâce à la présence des glandes sudoripares et sébacées, le cuir chevelu permet, en cas de saturation des autres émonctoires, l’évacuation de certaines toxines accumulées dans l’organisme. Plus l’organisme est intoxiqué, plus le cuir chevelu et ses très nombreuses glandes vont être sollicités pour participer à l’élimination collective ce qui aura un impact négatif autant sur la qualité et la beauté de notre cheveux que sur le cuir chevelu.

L’état hormonal et le stress vont également avoir des répercussions négatives en limitant l’apport de sang nourricier au cuir chevelu ou en modifiant le fonctionnement des glandes sébacées et sudoripares pouvant occasionner des cheveux gras, des pellicules, des démangeaisons, etc.

La grande présence de nerfs en fait également un lieu de somatisation de certaines formes de stress avec des démangeaisons d’ordre psychologique, des psoriasis, des eczémas.

Ainsi, et comme c’est le cas pour la peau, un trouble du cuir chevelu et des cheveux n’est souvent pas uniquement associé au cuir chevelu ou aux cheveux en eux-mêmes mais doivent être analysés comme des indicateurs de l’état de vitalité de l’organisme. En effet, l’éclat et la vitalité des cheveux sont souvent à mettre en lien avec l’état en vitamines et minéraux de l’organisme.

  • Une perte de cheveux importante, en dehors de toute cause identifiée (stress important, naissance, changement hormonal,…) peut amener à s’interroger sur l’état de déminéralisation de l’organisme et/ou sur le fonctionnement de la thyroïde.
  • Des cheveux secs et ternes amènent à s’interroger sur la consommation de protéines, de zinc et de manganèse.
  • Des cheveux fourchus ou en tire bouchon peuvent faire penser à un manque en vitamine C.
  • De cheveux fins ou épars font penser à un déficit en protéines et/ou à une carence en zinc et en biotine.
  • Du psoriasis ou de l’eczéma amènent à se questionner sur l’alimentation avec d’éventuelles allergies ou intolérances et/ou sur l’intégrité de la barrière intestinale ainsi que sur l’état de stress de la personne.
  • Une présence accrue de pellicule peut-être en lien avec un stress, une carence en acides gras essentiels ou tout simplement une routine capillaire non adéquate comme un lavage trop fréquent, un shampooing trop doux ou au contraire agressif.

Votre naturopathe peut vous accompagner pour faire un bilan de votre alimentation et de votre statut en vitamines et minéraux. Il pourra déterminer avec vous l’alimentation a plus adéquate ainsi que l’éventuel besoin en detox ou en reminéralisation, premiers pas vers une chevelure éclatante.

Pourquoi certains produits de soins capillaires ne fonctionnent pas :

Il existe une multitude de produits sur le marché. Pour les cheveux gras, sec, cassant, les cheveux colorés, les cuirs chevelus sensibles ou irrités, contre les dermatoses, pour redonner de l’éclat, des soins colorants, etc.

Pour choisir son produit, on regarde en général l’état de sa chevelure, comme on le fait pour choisir sa crème de jour, et on opte pour le shampooing anti gras si notre cuir chevelu nous paraît gras, ou nourrissant si notre chevelure semble sèche et cassante.

Oui mais !

N’avez vous jamais essayé un produit en observant chez vous tout le contraire ? Un shampooing contre les cheveux gras qui aurait tendance à graisser encore plus ? Un shampooing pour redonner de l’éclat qui vous donnerait des démangeaisons et des pellicules ?

Et pour cause. Comme nous l’avons vu plus haut, l’état de nos cheveux n’est pas seulement le résultat de ce que nous appliquons en externe mais est avant tout et surtout le reflet de notre vitalité intérieure. Ainsi, nous avons peut-être les cheveux gras car notre organisme élimine, via les glandes sébacées, un trop plein de déchets lié à notre alimentation. Et contre cela, tous les shampooings anti gras n’y pourront rien ! Nos cheveux sont peut être cassants car nous manquons d’hydratation ou de bonnes graisses et contre cela aucun masque ou huile capillaire ne pourront rien.

Mon avis de naturopathe :

En une phrase, pour avoir une belle chevelure et en prendre soin il est indispensable en grande priorité de bien manger, de bien respirer, de bien gérer ses émotions et son stress tout en optant pour des produits capillaires simples, naturels et qui nous conviennent.

Et pour cela le shampooing sec est une excellente alternative.

Il permet de ne pas utiliser aussi fréquemment des produits de soins classiques, donc de laisser respirer son cuir chevelu, tout en ne faisant pas l’impasse sur une belle chevelure saine et propre. Cerise sur le  gâteau : le shampooing sec apporte du volume.

J’ai longtemps été septique quant à ses bienfaits, notamment après des essais insatisfaisants : des pompes trop généreuses, des textures trop pâteuses,  un effet trop blanc ou carrément non intéressée par les formats laques bien peu naturels.

Mais ça c’était avant. Avant qu’une amie me partage sa recette tirée du livre Le Guide des Cosmétiques maison, que je la teste et que le l’adopte à 100% ! Depuis, je suis passée d’un shampooing tous les deux jours, parfois même tous les jours si j’avais les cheveux courts, à 2 shampooings par semaine. J’ai dit adieu aux démangeaisons et aux pellicules sèches tout en retrouvant du volume. Avant j’avais les cheveux attachés tous les deux jours parce qu’ils me semblaient trop gras pour être laissés libre le 2ème jour après mon shampooing. Maintenant je me contente de les relever avec une pince pour ne pas les avoir dans la figure mais ils restent libres et ce tous les jours ! J’avais peur de l’effet poisseux mais pas du tout, les cheveux restent aériens même au 3ème jour. Je suis totalement conquise !

La recette du shampooing sec (provenant du livre Le Guide des cosmétiques maison de My Cosmetik):

  • 3 cuillères à soupe de maïzena
  • 1 cuillère à soupe d’argile blanche
  • 4 cuillères à soupe de rhassoul
  • 1 cuillère à soupe de poudre de cacao cru pour foncer la préparation, cela suffit à ma couleur naturelle. N’hésitez pas à adapter.

Je n’ajoute rien de plus. Je mélange le tout dans un petit bocal en verre et c’est prêt.

Je vous partage la routine qui fonctionne pour moi :

  • Pour les jours de shampooings, je privilégie un produit doux à base des produits de la ruche que j’alterne avec un shampooing solide et un shampoing naturel pour cheveux normaux.  Mes shampooings sont naturels au minimum et idéalement biologiques venant de magasins spécialisés.
  • Les autres jours, j’utilise mon shampooing sec que j’applique au pinceau avant ma douche. En général, je me coiffe après mon petit déjeuner et je secoue mes cheveux pour enlever l’excès de poudre.
  • Depuis des années déjà j’ai troqué les masques du commerce contre un masque maison à base d’œuf, d’huile végétale, parfois de yaourt et d’un mélange de poudre maison selon mon humeur (henné, henné neutre, brou de noix, Shikakai, Amla, Neem, etc.). J’adore l’odeur naturelle que laisse ce masque sur mes cheveux. Parfois je mets de l’huile sur mes pointes mais très rarement.
  • Je n’utilise pas d’après shampooing depuis des années.
  • Je ne fais pas de coloration. J’ai la chance de ne pas avoir beaucoup de cheveux blancs (ou de ne pas les voir ;). J’apporte des reflets naturels à ma chevelure avec les différentes poudres de mon masque mensuel et cela me suffit.
  • En hiver je me sèche rapidement les cheveux avec un sèche cheveux pas trop chaud, histoire de ne pas avoir de l’eau dans le cou.

J’ai fait de réelles économies, j’utilise moins de shampooing mais j’ai surtout retrouvé un équilibre avec ma chevelure. Et puis je passe moins de temps dans la douche donc une économie en eau et du temps pour faire autre chose.

Bien entendu, j’ai travaillé en parallèle, et depuis pas mal d’année maintenant, à adapter mon alimentation et je travaille tous les jours à la gestion des émotions et du stress.

Et vous, quelle est votre routine capillaire et votre chouchou pour une belle chevelure ?

Sources :

Bien-être

3 astuces bien-être saines et rapides dans la salle de bain #2

La semaine dernière, nous avons discuté de l’art de se brosser la peau en mettant en lumière les multiples bienfaits de cette pratique très simple et peu onéreuse. Cette semaine, nous allons parler de déodorant.

Le déodorant est l’allié de nos journées, celui qui nous accompagne dans toutes nos activités pour nous aider à nous sentir beau/belle et frais/fraîche. En effet, sentir mauvais c’est mal. Avoir des auréoles sous les bras c’est ringard, c’est négligé. Aujourd’hui, il faut courir partout, le travail, les enfants, le métro, la cuisine, etc. mais sans odeurs et sans traces. Ces dernières années, comble du marketing, le déodorant s’est adapté à nos vies intenses en changeant de format pour se loger au fond des sacs à main, petits mais tout aussi efficace, ou s’est même fait lingette pour une plus grande souplesse d’utilisation. La mode actuelle est aux déodorants toujours plus naturels et solides (stick ou petits pots) pour intégrer la dimension environnementale.

Petit rappel : pourquoi transpire-t-on?

La transpiration est un phénomène naturel. Sous contrôle du système nerveux central,  l’activation des glandes sudoripares permet de réguler notre température corporelle. Elle assure ainsi l’homogénéité de la chaleur corporelle indispensable à l’intégrité des fonctions organiques, et ce, quelque soit les variations de température extérieures. A savoir, le stress et les variations hormonales (notamment au moment de la ménopause ou de l’adolescence) impactent également le système nerveux et peuvent modifier la transpiration.

La peau est aussi le lieu d’élimination de certaines toxines. L’organisme est en effet doté de différents émonctoires qui sont, de manière très simplifiée, les portes de sorties des déchets de l’organisme. Ces émonctoires sont les intestins, les reins, les poumons et la peau.  La transpiration permet ainsi à l’organisme d’éliminer certains déchets et toxines via la peau.

Mais au fait la transpiration c’est quoi?

Il existe deux types transpirations sécrétées par des glandes sudoripares différentes :

  • les glandes eccrines, les plus nombreuses, localisées sur l’ensemble de l’organisme et notamment sur la paume des mains, la plante des pieds et le visage.
  • les glandes apocrines, moins nombreuses mais plus volumineuses, localisées notamment au niveau des aisselles et de la région ano-génito-périnéale.

La sueur est majoritairement composé d’eau à laquelle s’ajoute des  électrolytes (chlorure de sodium principalement ainsi que d’ions potassium, calcium et magnésium). On retrouve également dans la transpiration des glandes apocrines différentes molécules organiques (lipides et acides aminés). En soit, la transpiration est totalement inodore. Ce sont les bactéries présentes à la surface de notre peau qui décomposent les éléments de notre sueur qui sont responsables des « mauvaises odeurs ». Ce n’est donc pas la transpiration qui sent mauvais!

En résumé :

Transpirer est un phénomène tout à fait naturel et qui plus est absolument indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Vouloir bloquer à tout prix la transpiration est un non sens, surtout pour éliminer les mauvaises odeurs, car la sueur est inodore. Il est donc préférable de « s’attaquer » aux bactéries plutôt que de se ruer sur les anti-transpirant!

En pratique : Comment choisir son déodorant?

Règle n°1 : on bannit les anti-transpirants. Nous l’avons vu, transpirer est nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme, on respecte donc son cycle naturel.

Règle n°2 : on regarde la composition de son déodorant chouchou. Si les sels d’aluminium et les parabens ont été largement montrés du doigt et décriés, la composition des déodorants affichant fièrement 0 sels d’aluminium et 0 parabens n’est pas forcément plus bénéfique pour notre organisme.

Ainsi, les phtalates (perturbateurs endocriniens cachés sous l’appellation fragrance ou parfum), le triclosan (antiseptique, désinfectant et conservateur) et le propylen glycol (irritant et néfaste à long terme pour le système nerveux) sont à déconseillés. On peut s’aider du résumé publié par l’UFC Que Choisir ( Liste des déodorants ) qui a a étudié la composition de nombreux cosmétiques en leur donnant une note. Je recommande toutefois d’aller plus loin et de croiser les informations avec les données du site « la vérité sur les cosmétiques » et en gardant en tête que plu une liste d’ingrédients est courtes mieux c’est. Ainsi, des produits contenant des PPG, des PEG, du methylparaben, ou bien d’autres substances chimiques sont, de mon point de vue, à proscrire sans attendre!

Règle n°3 : Les produits biologiques sont bien souvent plébiscités lorsque l’on souhaite un déodorant plus naturel. On épluche quand même la liste des ingrédients. En effet, l’alcool servant de conservateurs à de nombreux produits biologiques peut poser des problèmes aux personnes sensibles ou même carrément irriter les aisselles juste épilées ou rasées. Il en est de même pour les parfums, les huiles essentielles ou encore le bicarbonate de soude.

Règle n°4 : On opte pour des flacons réutilisables ou rechargeables. A défaut, on privilégie les contenants recyclables ou des pots en verre que l’on pourra détourner en cuisine où dans sa salle de bain. Les plus exigent(e)s choisiront des déodorants produits en France ou même plus localement.

Mon conseil de naturopathe :

On opte pour la simplicité et surtout on teste sur soi! En effet, un déodorant efficace pour moi ne le sera pas forcément pour quelqu’un d’autre. Il faut aussi garder en tête que notre corps évolue et qu’un produit qui autrefois fonctionnait peut devenir totalement inefficace ou douloureux. C’est par exemple le cas du bicarbonate de soude, désinfectant naturel redoutable qui s’occupe des petites bactéries responsables des mauvaises odeurs. Cet ingrédient est très efficace mais également très irritant et il ne conviendra pas à tous ou pas tout le temps ou un moment puis plus du tout.

Comme nous l’avons vu, la transpiration est en lien avec l’état des nos émonctoires. Une transpiration plus abondante ou plus odorante que d’habitude, ou spécifiquement gênante, doit en premier nous alerter sur l’état de notre corps. N’hésitez pas à rencontrer votre naturopathe pour faire un bilan de vitalité.

On s’interroge également sur les vêtements que nous portons. Il est fréquent de transpirer davantage dans des matières synthétiques que dans des matières naturelles comme le coton, la laine, la soie, le lin ou le chanvre. Une petite révision de notre dressing s’impose!

Il ne vous reste maintenant plus qu’à choisir votre déodorant naturel ou pourquoi pas à le préparer maison:

  • Vous trouverez différentes marques de déodorants solides, voir 0 déchets, fabriqués en France ou plus localement en magasin bio (Endro, We love the planet, Gravier, Maison Sidonie Champagne, Hitton, etc.).
  • Si vous optez pour une préparation maison à base d’huiles, de bicarbonate ou de fécule, d’argile ou de zinc entre autre, je vous conseille de réaliser de petites doses de préparation dans un premier temps afin de tester sur vous et dans votre quotidien. J’ai en effet eu deux aventures malheureuses avec des déodorants maison, un à base de beurre de karité puis un second à base d’huile essentielle de palmarosa : je ne supporte pas ces deux odeurs sur ma peau. Quel gâchis! On test également sa sensibilité aux huiles essentielles.
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Préparation maison d’un déodorant
  • Et pourquoi pas opter pour deux déodorants? De mon coté, j’ai une double routine, les jours cocooning à la maison où de faible activité, je me contente de masser mes aisselles avec une noisette d’huile de coco, les jours plus intenses, je privilégie mon déo naturel.

Remarque : Ayez en tête que les déodorants naturels maison ou du commerce, souvent à base d’huile, se transportent assez difficilement car ils fondent à la chaleur. Pour partir en vacances, on opte donc pour un pot vraiment hermétique. A l’inverse, en hiver, ces préparations sont solides, voir très solides, et nécessitent l’emploi d’une cuillère ou autre petit support pour pouvoir obtenir une noisette à masser sous les aisselles.

Et vous, quel déodorant utilisez vous?

La semaine prochaine, dans l'article #3 nous parlerons de shampooing sec 
Sources :
Bien-être

3 astuces bien-être saines et rapides dans la salle de bain #1

On pense souvent que la naturopathie se limite à des conseils alimentaires, à l’utilisation de plantes, d’huiles essentielles ou de compléments alimentaires.

La naturopathie est une pratique bien plus vaste, c’est un art holistique qui vise le bien-être global, une adéquation entre le corps, l’esprit et l’environnement.

J’ai souvent l’habitude de parler d’alimentation car c’est indiscutablement une porte d’entrée privilégiée pour une bonne vitalité au quotidien. Mais cela ne doit pas faire oublier que d’autres domaines sont également importants à prendre en considération et notamment tout ce qui touche aux produits cosmétiques. En effet, tout ce qu’on applique sur son corps va, par les pores de notre peau, rentrer dans notre organisme et possiblement interagir avec le fonctionnement de nos cellules.

Un de mes professeurs avait l’habitude de nous dire « On ne doit utiliser dans sa salle de bain que ce que l’on pourrait manger ». J’aime beaucoup cette image qui pousse à se questionner sur nos routines de beauté.

Aujourd’hui j’ai envie de partager avec vous 3 astuces bien-être, saines et rapides, de ma salle de bain qui ont amélioré mon quotidien:

  • Le brossage de peau tout d’abord, sujet de ce présent article.
  • Le choix d’un déodorant simple, sain et écologique dans l’article #2
  • L’emploi d’un shampooing sec fait maison dans la dernière partie de ce sujet #3
L'art de se brosser la peau:

La peau n’est pas seulement notre enveloppe externe, elle est un excellent indicateur de l’état de fonctionnement de notre organisme. La peau est en effet un émonctoire c’est-à-dire un organe que notre corps mobilise, au même titre que les intestins, les reins ou les poumons, pour éliminer ses déchets. Avoir une belle peau, souple et bien hydratée est un signe que notre organisme va bien et que les déchets de notre métabolisme sont correctement pris en charge et éliminés sans surcharge.

Souvent, pour avoir une peau de bébé, nous employons des crèmes, des gommages ou exfoliants, des savons ou gels douches surgras. Ces produits peuvent parfois boucher nos pores voir même surcharger notre corps avec des toxines externes (d’où l’importance de bien regarder la composition de ses produits cosmétiques).

Pour retrouver sa peau de bébé rien de mieux que le brossage à sec avec une brosse adaptée le matin ou le soir avant sa douche.

Pourquoi se brosser la peau?

Parce que le brossage de peau favorise une bonne circulation sanguine et activer le drainage lymphatique afin de nettoyer notre corps de manière DURABLE.

  • Le brossage de peau active notre système lymphatique, grand système souvent méconnu qui permet d’acheminer tout ce dont l’organisme n’a pas ou plus besoin pour fonctionner vers les portes de sortie de notre organisme. Au contraire de la circulation sanguine activée par le cœur, la lymphe n’a pas de pompe pour encourager son mouvement. Bouger, marcher, faire de l’activité physique est le meilleure moyen de favoriser une bonne circulation de la lymphe et donc une bonne élimination des déchets. Dans notre monde très sédentaire, le brossage de la peau est un coup de pouce à la bonne efficacité de ce système.
  • Le brossage de peau soutient également la circulation sanguine, cela ne sera que bénéfique en cas de jambes lourdes, varices, cellulite ou encore extrémités froides. C’est de ce fait une excellent soutient de la sphère cardio-vasculaire.
  • Le brossage de peau va stimuler toutes les glandes de la peau et notamment les glandes sudoripares et sébacées. Cette stimulation, combinée à une meilleure circulation de la lymphe (sans oublier une alimentation moins acide, colorée et diversifiée) va favoriser l’élimination des déchets et sera une aide très précieuse pour les personnes qui ont tendance à transpirer de manière excessive ou qui sont sujet à une transpiration malodorante. C’est l’instant detox à moindre coût.
  • Le brossage de peau va participer à l’élimination des peaux mortes. La peau est plus douce, plus souple, les pores sont dégagés.
  • Enfin, le brossage de peau permet en une action unique de se passer des produits gommant, exfoliant, surgras et ainsi de faire une detox de sa salle de bain pour ne garder, au besoin, qu’une crème hydratante.
Simplifions notre routine beauté

Comment on fait en pratique?

On commence par s’équiper d’une brosse adaptée, avec ou sans manche, et on brosse toujours dans le sens de circulation de la lymphe. Vous pourrez facilement en trouver en magasin biologique (marque Anae, Jentschura, …).

Selon le temps dont vous disposez, 5 à 10 minutes quotidiennes sont idéales. Pour observer des effets positifs, il est nécessaire d’observer cette routine pendant 3 à 4 semaines.

Attention : Le bossage de peau s’adresse à toutes et tous à l’exception des personnes ayant des maladies en lien avec la circulation lymphatique, des œdèmes, présentant un cancer ou un épisode infectieux avec ou sans fièvre. On s’abstient également de brosser les peaux abimées ou lésées par le soleil ou un choc.

Ce que cela a changé pour moi :

Cela fait maintenant plus de 5 ans que je me brosse la peau au moins 5 jours par semaine. Je ne pourrais plus m’en passer, même quand j’ai peu de temps, même si je suis pressée, je prends au minimum 5 minutes le matin avant ma douche pour me brosser en conscience. Depuis, ma peau est plus souple, mieux hydratée, je transpire moins et j’ai surtout moins de douleurs dans les jambes. J’ai aussi considérablement diminué mon stock de produits cosmétiques et je m’en porte bien mieux, mon porte monnaie aussi!

Pour aller plus loin :

Un problème de peau visible en surface n’est peut-être pas uniquement un problème de peau. Cela peut-être en lien avec un soucis d’élimination des déchets, une sur-création de toxines, des communications bouleversées entre émonctoires, etc. et demande de ce fait à être analysé, creusé : Depuis combien de temps? Quand? Y a-t-il des manifestations autres liées? S’intéresser uniquement à la surface du problème ne permet généralement pas de le résoudre de manière définitive. Cela revient à mettre un pansement sur une plaie qui ne serait ni bien désinfectée ni bien refermée. A un moment, la plaie va de nouveau se manifester. La naturopathie permet de se questionner de manière globale afin de trouver le remède adapté et individualisé à chacun.

Dans le prochain article #2 , nous parlerons de déodorants.

Sources:

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Salon Périnatalité et Petite enfance

Samedi 30 novembre je serais à Dinan au salon dédié à la parentalité et à la petite enfance organisé par l’association Mater’né Moi.
Au programme, de belles rencontres, de jolis ateliers et des temps d’échanges 😁😀.

Rencontrons-nous le 30 novembre pour deux temps d’échange, le premier sur les intolérances alimentaires chez l’enfant et le second sur les possible liens entre aliments et (hyper)activité :

  • Votre enfant est intolérant au gluten? Les repas sont devenus un véritable casse tête entre l’aîné qui n’aime pas les légumes, le cadet qui ne mange pas ses aliments s’ils sont mélangés et le dernier qui est allergique aux crustacés?
  • Ou peut-être votre enfant est-il énergique et infatigable, parfois même qualifié d’hyperactif?

Echangeons, discutons et repartez avec des clefs concrètes pour vous faciliter le quotidien.

 

Au plaisir de vous y rencontrer et d’échanger avec vous.

affiche

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Cuisine Végan – Inspiration d’été

J’ai eu la joie de préparer les dîners pour les 5 jours du Bootcamp organisé à Saint-Malo par Sandra FM. Quelques surprises pour les participantes comme un moelleux au chocolat préparé avec des haricots azuki, un pâté de lentille au bon goût de terrine de campagne ou encore une mousse au chocolat à l’aquafaba.

Aux menus : de la couleur, des légumes de saison, du cru et du cuit pour faire le plein de vitalité et surtout des repas quasiment tous végan pour découvrir la cuisine végétalienne. Et oui, il est possible de prendre plaisir à manger des plats sans protéines animales !

Quelques images pour s’inspirer et profiter de l’été qui continue pour cuisiner :

 

Et vous, quelles sont vos recettes végan préférées?

Alimentation

Gâteau d’été courgette-menthe

L’été n’est pas encore vraiment là malgré un mois de juin très largement entamé. Mais pour se réchauffer le cœur, l’été est déjà là en cuisine. gateau courgett1

Qui sait, peut-être que des recettes estivales feront venir – et surtout rester – le soleil pour ces prochains mois?

Cette recette provient d’un magazine d’été qui date de quelques années déjà – peut-être un Côte Ouest? Elle a sagement été découpée lors de ma lecture et était en attente d’essai depuis… Cette année enfin, mes papilles ont décidé de tester ce mélange courgette/menthe et elles ne sont pas déçues : la recette, un peu modifié, est validée. Cet été, on va déguster du gâteau de courgettes à la maison!

Ingrédients pour un moule à tarte de 25cm :

  • +/- 1,2kg de courgettes
  • 3 œufs
  • 2 gousses d’ail
  • 1 petit oignon
  • Quelques feuilles de menthe
  • Quelques feuilles de basilic

Préparation :

  1. Préchauffer le four à 180°C.
  2. Laver les courgettes, les sécher puis en couper une en rondelles de +/- 1 cm (c’est plus facile avec une mandoline). Huiler les rondelles puis les déposer sur la plaque du four. Enfourner pour 5 à 10 min. Retirer la plaque lorsque les tranches sont juste dorées.
  3. Couper l’oignon en rondelles, écraser l’ail et les faire revenir dans une sauteuse avec un trait d’huile d’olive . Ajouter les courgettes coupées en dés et laisser cuire à feu moyen en remuant régulièrement pour ne pas que les légumes accrochent. Au besoin, ajouter un peu d’eau en cours de cuisson. Saler.
  4. Lorsque les courgettes sont fondantes (et légèrement refroidies selon le mixeur utilisé), les égoutter si besoin et les mixer jusqu’à obtention d’une purée bien lisse. Ajouter les œufs un à un puis la menthe et/ou le basilic préalablement lavés. Poivrer et ajouter des épices si envie (curcuma, piment, gingembre…).
  5. Tapisser le moule à tarte avec un papier de cuisson. Déposer dans le fond les rondelles dorées puis verser la purée.
  6. Verser de l’eau dans la lèche frite du four et enfourner le gâteau pour 50min.
  7. En fin de cuisson, démouler délicatement le gâteau et déguster chaud, tiède ou froid.

Gateau courgette 2

Les œufs font de ce gâteau un plat équilibré en protéines idéal pour un repas du soir accompagné d’une belle salade de crudité décorée de quelques graines oléagineuses et assaisonnée avec d’une huile riche en oméga 3. Ce plat trouvera également sa place pour un apéritif dinatoire ou en entrée coupé en petites parts.

Bon appétit!

 

Alimentation

Le kéfir de fruit

kéfirLe kéfir de fruit est une boisson fermentée et vivante légèrement pétillante qui ressemble à une limonade. Les grains de kéfir se présentent sous forme de petites boules blanches translucides et sont composés d’un agglomérat de micro-organismes (bactéries et levures principalement) vivant en symbiose. Ces micro-organismes ont la capacité à fermenter les sucres, apportés lors de la préparation de la boisson, et à produire de l’acide lactique et du gaz carbonique.

Le kéfir de fruit est une boisson fermentée riche en vitamines, en minéraux, en oligo-éléments ainsi qu’en probiotiques.

A savoir :

  • La fermentation produit une infime quantité d’alcool ; cette boisson peut de ce fait convenir à toute la famille à partir de 4 – 5 ans. Attention tout de même en cas de problématique avec la consommation d’alcool.
  • Le sucre utilisé en début de préparation est consommé par les grains, la boisson finale est de ce fait très peu sucrée et convient aux personnes diabétiques ou surveillant leur apport de sucre.
  • Il existe également le kéfir de lait dont les grains, plus blancs, se préparent avec du lait.

Le kéfir de fruits a une action particulièrement bénéfique sur la sphère intestinale : il nourrit la flore endémique grâce à son apport en probiotiques, nettoie les intestins et favorise un bon transit intestinal en soulageant certains désordres intestinaux (diarrhées, constipations, ballonnement, flatulences).

En renforçant la sphère intestinale, le kéfir fortifie également le système immunitaire ainsi que l’ensemble de l’organisme.

Cette boisson peut se déguster tout au long de l’année. Idéalement, on prendra un verre le matin à jeun ou à distance des repas. En cas de baisse de l’immunité ou de trouble de la vitalité, on peut boire jusqu’à 1L de cette boisson par jour.

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Source : Site regenerescence.com

  1. Avant de commencer :

Règle de base : ne jamais toucher les grains avec des ustensiles en métal (cuillère, passoire, récipient). Préférer les cuillères en bois, les passoires en plastique et les récipients en verre.

Zoom sur l’eau : La préparation du kéfir nécessite de l’eau et quelques précautions. Selon les auteurs, l’eau de source est préférable pour assurer la longévité des grains ; l’eau du robinet, riche en chlore, impacterait en effet négativement la croissance des grains. Les bouteilles posent néanmoins des soucis environnementaux. Une eau du robinet éventuellement filtrée ou aérée (eau du robinet versée dans un récipient et laissée reposer toute la nuit au frais) semble constituer une bonne source pour la préparation de la boisson.

  1. Préparation de la boisson :

* Ingrédients de base :

  • 2 à 5 cuillères à soupe de grains de kéfir rincés.
  • 1L à 1,5L d’eau
  • 4 cuillères à soupe de sucre.
  • 1/4 citron, tranché ou en quartiers ou en rondelles,
  • 2 figues sèches ou 2 pruneaux ou 2 à 3 abricots secs.

Le sucre est le « carburant » des grains de kéfir qui leur apporte de la vitalité. On opte pour un sucre complet ou roux et on évite absolument les édulcorants qui ne nourrissent pas les grains et ne permettront pas la réalisation de la fermentation.

Le citron permet d’abaisser le pH de la préparation et d’apporter des vitamines et des minéraux. Il joue également un rôle de conservateur naturel. On préfère les fruits biologiques, sinon on les épluche.

Les fruits secs apportent des minéraux et des vitamines et joue dans la saveur finale de la boisson.

* Préparation :

  • Dans le bocal en verre, on dilue le sucre dans l’eau puis on ajoute les grains et enfin les fruits et le citron.
  • Couvrir l’ouverture du bocal avec un linge ou une compresse et laisser reposer à température ambiante (18° à 25°) à l’abri des rayons du soleil entre 24 et 72h. La boisson est prête lorsque les fruits remontent à la surface. Plus la préparation infuse longtemps, plus le goût de la limonade est prononcé.
  • On filtre ensuite la boisson à l’aide d’une passoire en plastique. La fermentation se poursuit dans la bouteille qui peut être placée au frais pour ralentir ce processus.
  • Nettoyer les grains et recommencer la préparation.

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Source : Site bioalaune.com

Remarques :

  • Les fruits peuvent être utilisés pour deux préparations avant d’être jetés (ou donnés aux poules).
  • Il est possible que quelques grains passent dans la boisson finale sans incidence sur le goût ou la qualité de la boisson.
  • Une préparation de 24h est légèrement laxative, de 48h, neutre, et de 72 h, freine légèrement le transit. 
  1. Multiplication des grains et conservation :

Au cours de la fermentation, les grains se multiplient et prennent de plus en plus de place dans le bocal. Il est préférable de maintenir la quantité de grains stable en enlevant le surplus tout en veillant à sa bonne conservation.

Le surplus de grains peut être placé de manière temporaire au réfrigérateur dans une eau sucrée dans un bocal hermétique. Le froid ralentit en effet la multiplication des grains. Pour un stockage plus long, on préfèrera la technique du séchage ou de la congélation :

– Le séchage : on dispose les grains en une couche fine sur une assiette. En hiver, on n’hésite pas à approcher l’assiette d’une source de chaleur comme un radiateur et l’été on profite des rayons du soleil pour un séchage naturel. En 24 à 36 heures, les grains sont déshydratés (ils se décollent seuls de leur support) et peuvent alors être conservés dans une boite hermétique, un sachet de congélation ou même une enveloppe, dans un endroit frais (le bas du réfrigérateur, par exemple). Les grains ainsi conservés resteront actifs pendant plus d’un an.

– La congélation : on met délicatement les grains frais (non séchés) dans boite hermétique et on place l’ensemble directement au congélateur. La durée de conservation est d’environ un an. Pour s’y retrouver, on pense à inscrire la date de congélation du la boite.

Quelque soit le mode de conservation, il sera indispensable – avant d’utiliser à nouveau les grains – de bien les rincer et de les réhydrater en les laissant de 1 à 3 jours dans une eau sucrée à température ambiante. Une fois que des bulles se créent, les grains sont prêts pour être à nouveau utilisés selon le mode de préparation habituel.

  1. Autres recettes :

Il est possible de varier les recettes pour une boisson aux saveurs différentes. Pour cela, deux manières :

  • En changeant les ingrédients dans la recette de base :

Remplacer le citron par des tranches d’orange, de clémentine ou de pamplemousse ; les figues par des dates ou des raisins secs ; ajouter des fruits rouges (attention, ces fruits étant très friables, le nettoyage des grains de kéfir en fin de préparation sera plus laborieux!).

  • En « aromatisant » la boisson après filtration :

Une fois prête, mélanger le kéfir obtenu à un jus de fruits ou de légumes, un thé ou une tisane refroidi, on ajoute des feuilles de menthe ou de mélisse, on sucre avec une cuillère de miel. On peut aussi ajouter à cette étapes de fruits rouges.

 

Sources :

 

Alimentation

3 raisons de consommer des légumes lactofermentés.

Les légumes nous offrent une grande diversité de couleurs, de goûts, de textures et nous permettent des possibilités infinies en cuisine. On connait ainsi les ratatouilles, les gratins, les tartes, les curry, les soupes ou veloutés, les légumes à la vapeur, les légumes rôtis ou encore en papillotes. Les légumes peuvent aussi se déguster crus ou sous forme de jus, seul ou en association avec des fruits et/ou des épices.

Une autre manière de déguster les légumes, moins connue, est de les consommer sous forme « fermentée ». La plus connue de ces formes est, de loin, la choucroute qui n’est ni plus ni moins qu’un chou fermenté grâce à l’action de bactéries spécifiques connues sous le nom de lactobacilles ou ferments lactiques.  On retrouve ce même processus de fermentation pour les cornichons, les pickles, dans les yaourts ou certains fromages,  le tempeh, le pain au levain ou encore des boissons comme certaines bières non pasteurisées, le kéfir ou le komboucha. La lactofermentation ne s’arrête pas à la famille des chou et de nombreux légumes peuvent « subir » une lactofermentation pour notre plus grand bonheur.

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Mais d’abord qu’est-ce que la fermentation ?

La fermentation c’est la transformation des sucres naturellement présents dans les légumes ou fruits en acides lactiques dans un environnement anaérobie – c’est-à-dire sans oxygène, grâce à la présence de sel. Au cours de cette fermentation, des micro-organismes appelés lactobacilles naturellement présents dans les légumes mais inactifs prolifèrent et confèrent aux légumes de nombreuses propriétés bénéfiques.

Remarque : la lacto-fermentation fait appel à des ferments lactiques et non à des composés plus ou moins apparentés au lactose. Les produits fermentés peuvent donc être consommés par les allergiques ou les intolérants au lactose ou dans le cadre d’une alimentation sans lactose. La fermentation était au départ, un moyen de conservation efficace.

Voici 3 bonnes raisons de découvrir les légumes lactofermentés et de les mettre au menu.

  1. Amélioration de la qualité intrinsèques des légumes : La fermentation peut s’apparenter à une « pré-digestion » des aliments ce qui améliore leur digestibilité et, de ce fait, l’assimilation de leurs nutriments (vitamines, minéraux, sels minéraux, etc.) Par ailleurs, les enzymes produites lors de la fermentation permettent d’attendrir les fibres des légumes qui deviennent, en conséquence, moins irritantes pour les intestins les plus sensibles. Enfin, ce processus multiplie les valeurs nutritives des légumes en augmentant la disponibilité de certaines vitamines comme les vitamines C, B ou K, le fer, ainsi que les teneurs en enzymes et en antioxydants.
  2. Actions bénéfiques sur notre digestion : Notre intestin est colonisé par une importante flore bactérienne constituée de très nombreuses familles de bactéries. Or cette flore est bien souvent malmenée : antibiotiques, stress, moyens de contraception, nourriture trop riche en graisses saturées et en sucre, manque de sommeil ou encore sédentarité… Les lactobacilles apportées par les légumes fermentées appartiennent à la famille des probiotiques aux multiples effets bénéfiques sur notre flore intestinale.  Les probiotiques permettent de réguler les populations de bactéries de notre tube intestinal en limitant la prolifération de bactéries pathogènes tout en encourageant le développement de bactéries favorables. Parmi les effets positifs des probiotiques notons une réduction des gaz et ballonnements, la diminution des maux de ventre et soulagement de l’inconfort digestif entre autre.
  3. Action bénéfique sur notre bien-être général : N’oublions pas que notre intestin est – d’une part le siège de notre immunité et – d’autre part notre 2ème cerveau. Un intestin en bonne santé permet de ce fait de booster notre immunité et donc une moindre sensibilité aux infections. Un intestin en bonne santé permet par ailleurs une bonne assimilation des minéraux, oligoéléments, vitamines et neurotransmetteurs en provenance de notre alimentation assurant le bon fonctionnement organique et donc notre bien-être général.

La lactofermentation en pratique :

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Vous pouvez vous procurer des légumes lactofermentés prêts à l’emploi en magasins biologiques ou vous lancez dans l’aventure en réalisant votre propres préparations. Pour cela, vous aurez besoin :

  • de légumes biologiques (tous les légumes peuvent s’y prêter sauf les pommes de terre semblerait-il) : +/_ 800g de légumes crus pour 1L de préparation/
  • de sel marin non raffiné : on compte 30g pour 1L d’eau ou de préparation.
  • d’épices ou condiments selon votre goût : poivre, gingembre, curcuma, nigelle, baies roses, laurier….
  • d’eau de source
  • de bocal hermétique

Mode d’emploi :

Il existe deux manières principales de préparer ses bocaux :

  • soit préparer dans un premier temps une img_2717eau salée en dissolvant le sel dans l’eau de source et recouvrir les légumes
  • soit saler les légumes préalablement rappés et les laisser dégorger en rajoutant, au besoin, un peu d’eau avant la fermeture du bocal. Personnellement, je préfère cette option à la méthode de Green me up. 
  1. Stériliser les bocaux.
  2. Laver et râper les légumes.
  3. Mélanger intimement les légumes au sel et laisser dégorger pendant au moins 30 minutes. Puis, presser fortement les légumes pour extraire leur jus et ajouter les img_2716épices.
  4. Placer les légumes dans le bocal refroidi en tassant au fur et à mesure pour éviter les bulles d’air. Ajouter le jus et compléter avec de l’eau minérale au besoin. Attention, le bocal ne doit pas être complètement plein sous peine de déborder sous l’action des bactéries. Laisser au moins 2cm entre le haut du liquide et le haut du bocal.
  5. Laisser le bocal à température ambiante entre 3 et 8 jours puis placer le bocal au frais, soit au réfrigérateur soit dans une pièce plus fraîche. Patienter encore 15 jours à 3 semaines puis commencer à déguster votre préparation. Après ouverture, laisser le bocal au réfrigérateur et consommer au fur et à mesure.

Remarque : il est possible qu’un dépôt blanchâtre se fasse sur le dessus de la préparation, cela n’est pas toxique. Seule une odeur nauséabonde doit vous alerter .

 

Conclusion :

Les légumes fermentés devraient faire partie des super aliments de notre quotidien! Facile à préparer, pratique à déguster, déclinable selon les saisons et les goûts de chacun, vous avez toutes les clefs pour vous lancer!

 

Sources:
Alimentation

Mon alimentation et moi : de la globalité à l’individualité #2

Dans mon précédent article (Mon alimentation et moi : l’heure de vérité #1!), je vous invitais à vous interroger sur votre manière de manger en faisant un point objectif et honnête de votre assiette jour après jour.

samuel-zeller-358879-unsplashChoisir une alimentation adaptée est, nous l’avons vu, une clef indispensable pour être en pleine vitalité. Et pourtant, nous pourrions penser que tous les humains, ayant un fonctionnement organique globalement similaire, auraient des besoins alimentaires identiques en termes de quantité et de diversité. Voyons pourquoi cette croyance est erronée et pourquoi nous sommes tous « unique » en terme d’alimentation.

 

De la globalité :

En tant qu’Homme, nous avons des besoins alimentaires et ces derniers sont, dans les grandes lignes, globalement similaires. Il nous faut en effet quotidiennement des protéines – que notre organisme ne sait absolument pas stocker – pour construire nos muscles, nos os, nos organes. Il nous faut également des lipides ou corps gras pour la bonne fluidité de nos membranes cellulaires, le bon fonctionnement de nos neurones ou encore combattre l’inflammation. Nous avons besoin de lipides ou sucres pour apporter du carburant énergétique à nos cellules et notre cerveau. Enfin, des minéraux, des oligoéléments et des vitamines viennent compléter notre assiette commune pour assurer la bonne marche de toutes nos fonctions organiques.

Ainsi, nous avons tous besoins de consommer des protéines, qu’elles soient animales ou végétales, des légumes et des fruits ainsi que des bonnes huiles et des glucides de qualité. Les quantités varient en fonction de l’âge, de l’activité physique et du sexe de la personne concernée.

Et pourtant, derrière ces grandes lignes se cachent en réalité une diversité de situation qu’il est absolument nécessaire de prendre en compte pour faire le plein de vitalité.

A l’individualité :

En tant qu’Humain nous sommes TOUS nés avec un patrimoine génétique absolument unique qui nous prédispose à telle ou telle allergie ou intolérance alimentaire. Par la suite, notre mode de vie impacte en retour l’expression de nos gènes (épigénétique) pouvant moduler certaines tolérances pourtant « acquises » et déplacer notre seuil de sensibilité à certains aliments. Il est en effet possible d’être gravement intolérant au lait de vache dans notre plus tendre enfance mais de pouvoir tolérer, adolescent, la consommation occasionnelle de yaourts, crèmes ou fromages. A l’inverse, certains jeunes adultes peuvent déclencher une intolérance au gluten ou à divers produits comme les fruits de mer sur un terrain pourtant tolérant jusqu’alors. Cette génétique conditionne également en partie notre métabolisme et notre capacité de stockage le tout modulé par notre mode de vie ou encore notre attirance plus ou moins prononcée pour les activités physiques.

Dès notre naissance, nous avons été en contact avec une flore bactérienne qui nous est propre et qui s’est modifié au cours de notre vie en fonction de nos rencontres (antibiotiques, voyages, aliments, infections, etc.). Puis, nous avons développé des goûts particuliers et des attirances pour certains produits. Enfin, notre histoire personnelle, nos rencontres et nos idéologies nous encouragent à privilégier certains aliments (végétarien, végan, crudivorisme, paléo, etc.).

Devant cette réalité du terrain, il est aisé de comprendre que nous ne sommes pas égaux devant une même assiette. Certains pourront digérer sans aucun problème un aliment donné alors que cette même denrée provoquera un grave œdème de quincke chez son voisin ou des ballonnements douloureux chez sa sœur.

Ainsi, douleurs abdominales ou articulaires, maux de tête à répétition, dérèglements hormonaux, ballonnement, troubles du transit ou du sommeil, hyperactivité ou trouble du comportement et j’en passe pourraient avoir comme base commune une alimentation non adaptée à notre bon fonctionnement interne.

Il est donc urgent de savoir choisir l’alimentation qui nous fait du bien!

Sans oublier le plaisir :

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La notion de plaisir est primordiale en alimentation. Un aliment mangé avec plaisir et en pleine conscience sera mieux digéré et assimilé qu’un aliment mangé par obligation ou par dépit « parce qu’il est bon pour notre santé ».  De même, prendre ses repas dans un cadre plaisant permet une meilleure assimilation. D’où l’importance de bien se connaître, d’avoir identifié ses goûts, ses choix en matière d’orientation alimentaire et surtout de conserver une notion de plaisir pour apporter à notre organisme tous les éléments dont il a besoin pour faire le plein de vitalité.

 

Derrière une apparente homogénéité des besoins alimentaires, nous avons identifié en réalité une grande diversité de situation.

Chaque individu est donc unique et doit avoir en conséquence une alimentation qui lui soit adaptée et individualisée pour être au maximum de sa vitalité.

Pour ce faire, la grille suivi alimentaire peut vous donner de précieuses indications si vous prenez soin de noter toutes vos sensations après les repas ainsi que les réactions de votre transit. Vous pouvez également vous faire conseiller par un professionnel de santé ou un éducateur de santé comme le naturopathe pour aller plus loin dans votre démarche et identifier l’alimentation qui vous est parfaitement adaptée ce qui sous-tend:

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  • d’éliminer les produits que vous ne digérez pas correctement,
  • d’introduire un maximum d’aliments frais et de proximité,
  • de varier les plaisirs en évitant de consommer trop régulièrement une famille d’aliments (sucre, gluten, lipides saturés ou trans);
  • d’éviter des associations alimentaires qui vous ballonnent ou au contraire accélèrent votre transit,
  • de manger des fibres qui agressent vos muqueuses intestinales,
  • etc.

Enfin, le naturopathe peut vous donner des pistes pour faciliter le préparation des repas en famille en incluant les intolérances ou allergies les plus contraignantes sans entrainer de frustration pour le reste des membres de la fratrie.

Dans le prochain article nous verrons trois choses à faire pour reprendre le pouvoir sur son assiette et ne plus être un mouton.

 

 

Crédits photos : Unsplash

 

Alimentation

Mon alimentation et moi : l’heure de vérité #1!

Les débuts d’années sont propices aux bonnes résolutions : faire du sport, faire plus de sport, arrêter de crier sur les enfants, arrêter de fumer, changer de travail, prendre du temps pour soi, perdre du poids, mieux manger….

Mieux manger, changer mes habitudes alimentaires, arrêter de grignoter ou perdre du poids sont des résolutions communément adoptées en matière alimentaire en début d’année. Et puis, les jours et semaines passant, on passe à autre chose et les « mauvaises habitudes » reprennent le dessus dans notre quotidien surchargé. Ce qu’on oublie c’est qu’il n’y a – en réalité – ni bonnes ni mauvaises habitudes et que tout commence par une excellente connaissance de soi et de son histoire en matière d’alimentation.

capture d_écran 2019-01-15 à 16.26.18Et si on commençait 2019 en étant honnête avec son assiette? Et si on prenait le temps en début d’année pour faire le point avec notre alimentation et adopter, enfin, des habitudes qui nous correspondent et qui nous permettent d’être en pleine vitalité? Faire ce bilan est la première étape pour  reprendre le pouvoir sur son assiette et ne plus être un mouton que je développerais dans un prochain article. Mais pour l’instant, l’heure est aux confidences….

 

Enfant, j’ai eu une alimentation que je qualifie de classique, influencée par les pubs et le marketing tout en étant riche et variée en produits frais, en légumes et en fruits. Comme tous les enfants, je raffolais des fameux raviolis, des cordons bleus, du poisson pané et je frisais du nez lorsqu’on me présentais des légumes, surtout s’ils avaient la mauvaise idée d’être verts! J’ai mangé un nombre certains de dessertscapture d_écran 2019-01-15 à 16.18.29 lactés et de yaourts aux goûts parfois douteux comme « tarte au citron meringué » ou « crumble » et testé la plupart des céréales pour le petit déjeuner accommodées, bien entendu, de lait de vache. Et que dire du nombre incalculable de pots ingurgités de cette fameuse et tant critiquée pâte à tartiner!

Les produits frais, de saison et les plats maison ont toujours eu une place d’importance dans ma famille mais c’est adolescente que la cuisine familiale a pris un nouveau tournant avec la disparition complète des produits transformés au profit de produits bruts bien plus diversifiés. Jusqu’à l’apparition de produits bizarres comme les lait végétaux dans le frigo de mes parents alors que j’étais étudiante en région parisienne. Quel choc! Je n’ai jamais été une adepte du lait de vache, dont le goût et l’odeur ne m’ont jamais convenu, mais ce n’était rien en comparaison avec l’offuscation de mes papilles gustatives lorsque je leur ai présenté le premier verre de lait de soja! Beurk! Je me rappelle encore de cette époque ou les filets de courgettes et de tomates « pouce » semblaient pousser dans mon frigo d’étudiante au grand désespoir de ma mère qui tentait de me raisonner sur l’importance des fruits et légumes de saison. Je me vois encore lui répondre « si les magasins les mettent sur leurs étals c’est que c’est bon pour la santé » ou encore « on n’est plus à l’âge de pierre à manger seulement des poireaux ou des patates en hiver« .

Et puis le travail m’a conduit dans le sud marocain et là s’en était définitivement fini des légumes de saison ; la région étant réputée pour être le fournisseur de produits frais de contre saison de l’Europe. C’était aussi le début des cantines d’entreprise et l’apparition de troubles digestifs pour mon plus grand désarroi. Transit rapide, maux de ventre à répétition, mal être général à la fin des repas, grande acidité, fatigue et lassitude étaient alors mon lot quotidien. J’ai consulté différents médecins et réalisé des batteries d’analyses, toutes plus normales les unes que les autres : pas de bactéries malignes dans les profondeurs de mes intestins, pas de carence, pas de trouble hormonal. Rien. Et pourtant la réalité était bien là : j’étais de plus en plus mal dans mes baskets!

C’est à ce moment là, en 2012/2013, que je décide d’analyser mon assiette, mes maux capture d_écran 2019-01-15 à 16.25.17étant largement aggravés après le repas du midi pris dans une gargote marocaine améliorée où prédominait le tajine, le pain blanc et le thé sucré. Comme ça, pour voir. Et là, surprise. Je découvre que mon alimentation était en réalité à cette époque: (1) très peu diversifiée, (2) peu riches en légumes et (3) riche en gluten, en lactose et en graisses saturées!

Cette auto-analyse a été le déclic. J’ai repensé au lait de soja dans le frigo de mes parents à des kilomètres de là, aux fameux légumes et fruits de saison et je me suis interrogée sur l’impact de mon alimentation sur mon bien-être général et ma santé. J’ai alors dévoré  quantité d’auteurs et d’articles en lien avec une alimentation saine. S’en est suivi le début de tests alimentaires plus ou moins concluants. J’ai déserté la cantine d’entreprise, réintroduit les légumes aux deux repas principaux, améliorée la qualité des huiles que je consommais, mis les légumes secs à l’honneur et retiré progressivement mais surement les produits à base de lait de vache. Et là, surprise : mon ventre est allé mieux, la diarrhée chronique a cédée emportant avec elle les maux de ventre et l’acidité! dessin intestins

Je me suis alors rendue compte – en le vivant de l’intérieur – de l’importance de l’alimentation pour un bien-être plus global.

Manger n’est pas seulement un acte destiné à nous fournir de l’énergie ou à nous « remplir » ; manger c’est surtout permettre à notre organisme tout entier, à l’ensemble de nos organes, de nos muscles et de nos cellules de fonctionner de manière optimale en vue d’être plein de vitalité.

Notre alimentation est le reflet de notre histoire personnelle, de nos habitudes et de notre mode de vie. En fonction des modes, du marketing et des lobbies notre alimentation évolue, se transforme, jusqu’à parfois ne plus nous convenir. Et pourtant, notre alimentation doit avant tout être totalement individualisée et adaptée à notre activité et à ce que nous aimons.

Une alimentation durable, saine et équilibrée est avant tout une alimentation qui me convient à moi en dehors de toute considération marketing et de mode.

 

En guise de bilan sur mon alimentation, je suis une passionnée de découverte qui ne rentre dans aucune case. Je ne suis ni vegan, ni raw, ni végétarienne, ni sans gluten, ni sans lactose mais je suis un peu de tout selon mon envie. J’ai repris le pouvoir sur mon assiette : la culpabilité n’est pas au menu ce qui me permet d’apporter à mon organisme tous les éléments dont il a besoin pour exprimer le plein potentiel de sa vitalité.

 

Et vous, vous en êtes ou avec votre alimentation? Mangez-vous par plaisir? Mangez-vous avec plaisir? Suivez-vous un courant alimentaire précis? Êtes-vous souvent au régime? Aimez-vous votre corps?

 

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Et si vous preniez le temps en début d’année de faire le point avec votre alimentation pour adopter, enfin, des habitudes qui vous correspondent et qui vous permettent d’être plein de vitalité? Pour vous aider voici un modèle de grille suivi alimentaire.  Soyez le plus honnête avec vous-même, notez tous vos repas, toutes vos collations et éventuellement vos « craquages ». Cette base vous permettra de mieux vous connaître et peut-être d’identifier des aliments qui vous donnent fréquemment mal au ventre ou qui vous ballonnent. C’est sur cette base que vous pourrez mettre en place de nouvelles habitudes totalement adaptées et durables dans le temps.

Alors, à vos stylos!

Pour en savoir plus sur l’importance d’une alimentation adaptée et individualisée, je vous invite à lire l’article Mon alimentation et moi : de la globalité à l’individualité #2.

Belle année à toutes et tous.