Bien-être

3 astuces bien-être saines et rapides dans la salle de bain #2

La semaine dernière, nous avons discuté de l’art de se brosser la peau en mettant en lumière les multiples bienfaits de cette pratique très simple et peu onéreuse. Cette semaine, nous allons parler de déodorant.

Le déodorant est l’allié de nos journées, celui qui nous accompagne dans toutes nos activités pour nous aider à nous sentir beau/belle et frais/fraîche. En effet, sentir mauvais c’est mal. Avoir des auréoles sous les bras c’est ringard, c’est négligé. Aujourd’hui, il faut courir partout, le travail, les enfants, le métro, la cuisine, etc. mais sans odeurs et sans traces. Ces dernières années, comble du marketing, le déodorant s’est adapté à nos vies intenses en changeant de format pour se loger au fond des sacs à main, petits mais tout aussi efficace, ou s’est même fait lingette pour une plus grande souplesse d’utilisation. La mode actuelle est aux déodorants toujours plus naturels et solides (stick ou petits pots) pour intégrer la dimension environnementale.

Petit rappel : pourquoi transpire-t-on?

La transpiration est un phénomène naturel. Sous contrôle du système nerveux central,  l’activation des glandes sudoripares permet de réguler notre température corporelle. Elle assure ainsi l’homogénéité de la chaleur corporelle indispensable à l’intégrité des fonctions organiques, et ce, quelque soit les variations de température extérieures. A savoir, le stress et les variations hormonales (notamment au moment de la ménopause ou de l’adolescence) impactent également le système nerveux et peuvent modifier la transpiration.

La peau est aussi le lieu d’élimination de certaines toxines. L’organisme est en effet doté de différents émonctoires qui sont, de manière très simplifiée, les portes de sorties des déchets de l’organisme. Ces émonctoires sont les intestins, les reins, les poumons et la peau.  La transpiration permet ainsi à l’organisme d’éliminer certains déchets et toxines via la peau.

Mais au fait la transpiration c’est quoi?

Il existe deux types transpirations sécrétées par des glandes sudoripares différentes :

  • les glandes eccrines, les plus nombreuses, localisées sur l’ensemble de l’organisme et notamment sur la paume des mains, la plante des pieds et le visage.
  • les glandes apocrines, moins nombreuses mais plus volumineuses, localisées notamment au niveau des aisselles et de la région ano-génito-périnéale.

La sueur est majoritairement composé d’eau à laquelle s’ajoute des  électrolytes (chlorure de sodium principalement ainsi que d’ions potassium, calcium et magnésium). On retrouve également dans la transpiration des glandes apocrines différentes molécules organiques (lipides et acides aminés). En soit, la transpiration est totalement inodore. Ce sont les bactéries présentes à la surface de notre peau qui décomposent les éléments de notre sueur qui sont responsables des « mauvaises odeurs ». Ce n’est donc pas la transpiration qui sent mauvais!

En résumé :

Transpirer est un phénomène tout à fait naturel et qui plus est absolument indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Vouloir bloquer à tout prix la transpiration est un non sens, surtout pour éliminer les mauvaises odeurs, car la sueur est inodore. Il est donc préférable de « s’attaquer » aux bactéries plutôt que de se ruer sur les anti-transpirant!

En pratique : Comment choisir son déodorant?

Règle n°1 : on bannit les anti-transpirants. Nous l’avons vu, transpirer est nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme, on respecte donc son cycle naturel.

Règle n°2 : on regarde la composition de son déodorant chouchou. Si les sels d’aluminium et les parabens ont été largement montrés du doigt et décriés, la composition des déodorants affichant fièrement 0 sels d’aluminium et 0 parabens n’est pas forcément plus bénéfique pour notre organisme.

Ainsi, les phtalates (perturbateurs endocriniens cachés sous l’appellation fragrance ou parfum), le triclosan (antiseptique, désinfectant et conservateur) et le propylen glycol (irritant et néfaste à long terme pour le système nerveux) sont à déconseillés. On peut s’aider du résumé publié par l’UFC Que Choisir ( Liste des déodorants ) qui a a étudié la composition de nombreux cosmétiques en leur donnant une note. Je recommande toutefois d’aller plus loin et de croiser les informations avec les données du site « la vérité sur les cosmétiques » et en gardant en tête que plu une liste d’ingrédients est courtes mieux c’est. Ainsi, des produits contenant des PPG, des PEG, du methylparaben, ou bien d’autres substances chimiques sont, de mon point de vue, à proscrire sans attendre!

Règle n°3 : Les produits biologiques sont bien souvent plébiscités lorsque l’on souhaite un déodorant plus naturel. On épluche quand même la liste des ingrédients. En effet, l’alcool servant de conservateurs à de nombreux produits biologiques peut poser des problèmes aux personnes sensibles ou même carrément irriter les aisselles juste épilées ou rasées. Il en est de même pour les parfums, les huiles essentielles ou encore le bicarbonate de soude.

Règle n°4 : On opte pour des flacons réutilisables ou rechargeables. A défaut, on privilégie les contenants recyclables ou des pots en verre que l’on pourra détourner en cuisine où dans sa salle de bain. Les plus exigent(e)s choisiront des déodorants produits en France ou même plus localement.

Mon conseil de naturopathe :

On opte pour la simplicité et surtout on teste sur soi! En effet, un déodorant efficace pour moi ne le sera pas forcément pour quelqu’un d’autre. Il faut aussi garder en tête que notre corps évolue et qu’un produit qui autrefois fonctionnait peut devenir totalement inefficace ou douloureux. C’est par exemple le cas du bicarbonate de soude, désinfectant naturel redoutable qui s’occupe des petites bactéries responsables des mauvaises odeurs. Cet ingrédient est très efficace mais également très irritant et il ne conviendra pas à tous ou pas tout le temps ou un moment puis plus du tout.

Comme nous l’avons vu, la transpiration est en lien avec l’état des nos émonctoires. Une transpiration plus abondante ou plus odorante que d’habitude, ou spécifiquement gênante, doit en premier nous alerter sur l’état de notre corps. N’hésitez pas à rencontrer votre naturopathe pour faire un bilan de vitalité.

On s’interroge également sur les vêtements que nous portons. Il est fréquent de transpirer davantage dans des matières synthétiques que dans des matières naturelles comme le coton, la laine, la soie, le lin ou le chanvre. Une petite révision de notre dressing s’impose!

Il ne vous reste maintenant plus qu’à choisir votre déodorant naturel ou pourquoi pas à le préparer maison:

  • Vous trouverez différentes marques de déodorants solides, voir 0 déchets, fabriqués en France ou plus localement en magasin bio (Endro, We love the planet, Gravier, Maison Sidonie Champagne, Hitton, etc.).
  • Si vous optez pour une préparation maison à base d’huiles, de bicarbonate ou de fécule, d’argile ou de zinc entre autre, je vous conseille de réaliser de petites doses de préparation dans un premier temps afin de tester sur vous et dans votre quotidien. J’ai en effet eu deux aventures malheureuses avec des déodorants maison, un à base de beurre de karité puis un second à base d’huile essentielle de palmarosa : je ne supporte pas ces deux odeurs sur ma peau. Quel gâchis! On test également sa sensibilité aux huiles essentielles.
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Préparation maison d’un déodorant
  • Et pourquoi pas opter pour deux déodorants? De mon coté, j’ai une double routine, les jours cocooning à la maison où de faible activité, je me contente de masser mes aisselles avec une noisette d’huile de coco, les jours plus intenses, je privilégie mon déo naturel.

Remarque : Ayez en tête que les déodorants naturels maison ou du commerce, souvent à base d’huile, se transportent assez difficilement car ils fondent à la chaleur. Pour partir en vacances, on opte donc pour un pot vraiment hermétique. A l’inverse, en hiver, ces préparations sont solides, voir très solides, et nécessitent l’emploi d’une cuillère ou autre petit support pour pouvoir obtenir une noisette à masser sous les aisselles.

Et vous, quel déodorant utilisez vous?

La semaine prochaine, dans l'article #3 nous parlerons de shampooing sec 
Sources :

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