Mon alimentation et moi : de la globalité à l’individualité #2

Dans mon précédent article (Mon alimentation et moi : l’heure de vérité #1!), je vous invitais à vous interroger sur votre manière de manger en faisant un point objectif et honnête de votre assiette jour après jour.

samuel-zeller-358879-unsplashChoisir une alimentation adaptée est, nous l’avons vu, une clef indispensable pour être en pleine vitalité. Et pourtant, nous pourrions penser que tous les humains, ayant un fonctionnement organique globalement similaire, auraient des besoins alimentaires identiques en termes de quantité et de diversité. Voyons pourquoi cette croyance est erronée et pourquoi nous sommes tous « unique » en terme d’alimentation.

 

De la globalité :

En tant qu’Homme, nous avons des besoins alimentaires et ces derniers sont, dans les grandes lignes, globalement similaires. Il nous faut en effet quotidiennement des protéines – que notre organisme ne sait absolument pas stocker – pour construire nos muscles, nos os, nos organes. Il nous faut également des lipides ou corps gras pour la bonne fluidité de nos membranes cellulaires, le bon fonctionnement de nos neurones ou encore combattre l’inflammation. Nous avons besoin de lipides ou sucres pour apporter du carburant énergétique à nos cellules et notre cerveau. Enfin, des minéraux, des oligoéléments et des vitamines viennent compléter notre assiette commune pour assurer la bonne marche de toutes nos fonctions organiques.

Ainsi, nous avons tous besoins de consommer des protéines, qu’elles soient animales ou végétales, des légumes et des fruits ainsi que des bonnes huiles et des glucides de qualité. Les quantités varient en fonction de l’âge, de l’activité physique et du sexe de la personne concernée.

Et pourtant, derrière ces grandes lignes se cachent en réalité une diversité de situation qu’il est absolument nécessaire de prendre en compte pour faire le plein de vitalité.

A l’individualité :

En tant qu’Humain nous sommes TOUS nés avec un patrimoine génétique absolument unique qui nous prédispose à telle ou telle allergie ou intolérance alimentaire. Par la suite, notre mode de vie impacte en retour l’expression de nos gènes (épigénétique) pouvant moduler certaines tolérances pourtant « acquises » et déplacer notre seuil de sensibilité à certains aliments. Il est en effet possible d’être gravement intolérant au lait de vache dans notre plus tendre enfance mais de pouvoir tolérer, adolescent, la consommation occasionnelle de yaourts, crèmes ou fromages. A l’inverse, certains jeunes adultes peuvent déclencher une intolérance au gluten ou à divers produits comme les fruits de mer sur un terrain pourtant tolérant jusqu’alors. Cette génétique conditionne également en partie notre métabolisme et notre capacité de stockage le tout modulé par notre mode de vie ou encore notre attirance plus ou moins prononcée pour les activités physiques.

Dès notre naissance, nous avons été en contact avec une flore bactérienne qui nous est propre et qui s’est modifié au cours de notre vie en fonction de nos rencontres (antibiotiques, voyages, aliments, infections, etc.). Puis, nous avons développé des goûts particuliers et des attirances pour certains produits. Enfin, notre histoire personnelle, nos rencontres et nos idéologies nous encouragent à privilégier certains aliments (végétarien, végan, crudivorisme, paléo, etc.).

Devant cette réalité du terrain, il est aisé de comprendre que nous ne sommes pas égaux devant une même assiette. Certains pourront digérer sans aucun problème un aliment donné alors que cette même denrée provoquera un grave œdème de quincke chez son voisin ou des ballonnements douloureux chez sa sœur.

Ainsi, douleurs abdominales ou articulaires, maux de tête à répétition, dérèglements hormonaux, ballonnement, troubles du transit ou du sommeil, hyperactivité ou trouble du comportement et j’en passe pourraient avoir comme base commune une alimentation non adaptée à notre bon fonctionnement interne.

Il est donc urgent de savoir choisir l’alimentation qui nous fait du bien!

Sans oublier le plaisir :

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La notion de plaisir est primordiale en alimentation. Un aliment mangé avec plaisir et en pleine conscience sera mieux digéré et assimilé qu’un aliment mangé par obligation ou par dépit « parce qu’il est bon pour notre santé ».  De même, prendre ses repas dans un cadre plaisant permet une meilleure assimilation. D’où l’importance de bien se connaître, d’avoir identifié ses goûts, ses choix en matière d’orientation alimentaire et surtout de conserver une notion de plaisir pour apporter à notre organisme tous les éléments dont il a besoin pour faire le plein de vitalité.

 

Derrière une apparente homogénéité des besoins alimentaires, nous avons identifié en réalité une grande diversité de situation.

Chaque individu est donc unique et doit avoir en conséquence une alimentation qui lui soit adaptée et individualisée pour être au maximum de sa vitalité.

Pour ce faire, la grille suivi alimentaire peut vous donner de précieuses indications si vous prenez soin de noter toutes vos sensations après les repas ainsi que les réactions de votre transit. Vous pouvez également vous faire conseiller par un professionnel de santé ou un éducateur de santé comme le naturopathe pour aller plus loin dans votre démarche et identifier l’alimentation qui vous est parfaitement adaptée ce qui sous-tend:

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  • d’éliminer les produits que vous ne digérez pas correctement,
  • d’introduire un maximum d’aliments frais et de proximité,
  • de varier les plaisirs en évitant de consommer trop régulièrement une famille d’aliments (sucre, gluten, lipides saturés ou trans);
  • d’éviter des associations alimentaires qui vous ballonnent ou au contraire accélèrent votre transit,
  • de manger des fibres qui agressent vos muqueuses intestinales,
  • etc.

Enfin, le naturopathe peut vous donner des pistes pour faciliter le préparation des repas en famille en incluant les intolérances ou allergies les plus contraignantes sans entrainer de frustration pour le reste des membres de la fratrie.

Dans le prochain article nous verrons trois choses à faire pour reprendre le pouvoir sur son assiette et ne plus être un mouton.

 

 

Crédits photos : Unsplash

 

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