Mon alimentation et moi : l’heure de vérité #1!

Les débuts d’années sont propices aux bonnes résolutions : faire du sport, faire plus de sport, arrêter de crier sur les enfants, arrêter de fumer, changer de travail, prendre du temps pour soi, perdre du poids, mieux manger….

Mieux manger, changer mes habitudes alimentaires, arrêter de grignoter ou perdre du poids sont des résolutions communément adoptées en matière alimentaire en début d’année. Et puis, les jours et semaines passant, on passe à autre chose et les « mauvaises habitudes » reprennent le dessus dans notre quotidien surchargé. Ce qu’on oublie c’est qu’il n’y a – en réalité – ni bonnes ni mauvaises habitudes et que tout commence par une excellente connaissance de soi et de son histoire en matière d’alimentation.

capture d_écran 2019-01-15 à 16.26.18Et si on commençait 2019 en étant honnête avec son assiette? Et si on prenait le temps en début d’année pour faire le point avec notre alimentation et adopter, enfin, des habitudes qui nous correspondent et qui nous permettent d’être en pleine vitalité? Faire ce bilan est la première étape pour  reprendre le pouvoir sur son assiette et ne plus être un mouton que je développerais dans un prochain article. Mais pour l’instant, l’heure est aux confidences….

 

Enfant, j’ai eu une alimentation que je qualifie de classique, influencée par les pubs et le marketing tout en étant riche et variée en produits frais, en légumes et en fruits. Comme tous les enfants, je raffolais des fameux raviolis, des cordons bleus, du poisson pané et je frisais du nez lorsqu’on me présentais des légumes, surtout s’ils avaient la mauvaise idée d’être verts! J’ai mangé un nombre certains de dessertscapture d_écran 2019-01-15 à 16.18.29 lactés et de yaourts aux goûts parfois douteux comme « tarte au citron meringué » ou « crumble » et testé la plupart des céréales pour le petit déjeuner accommodées, bien entendu, de lait de vache. Et que dire du nombre incalculable de pots ingurgités de cette fameuse et tant critiquée pâte à tartiner!

Les produits frais, de saison et les plats maison ont toujours eu une place d’importance dans ma famille mais c’est adolescente que la cuisine familiale a pris un nouveau tournant avec la disparition complète des produits transformés au profit de produits bruts bien plus diversifiés. Jusqu’à l’apparition de produits bizarres comme les lait végétaux dans le frigo de mes parents alors que j’étais étudiante en région parisienne. Quel choc! Je n’ai jamais été une adepte du lait de vache, dont le goût et l’odeur ne m’ont jamais convenu, mais ce n’était rien en comparaison avec l’offuscation de mes papilles gustatives lorsque je leur ai présenté le premier verre de lait de soja! Beurk! Je me rappelle encore de cette époque ou les filets de courgettes et de tomates « pouce » semblaient pousser dans mon frigo d’étudiante au grand désespoir de ma mère qui tentait de me raisonner sur l’importance des fruits et légumes de saison. Je me vois encore lui répondre « si les magasins les mettent sur leurs étals c’est que c’est bon pour la santé » ou encore « on n’est plus à l’âge de pierre à manger seulement des poireaux ou des patates en hiver« .

Et puis le travail m’a conduit dans le sud marocain et là s’en était définitivement fini des légumes de saison ; la région étant réputée pour être le fournisseur de produits frais de contre saison de l’Europe. C’était aussi le début des cantines d’entreprise et l’apparition de troubles digestifs pour mon plus grand désarroi. Transit rapide, maux de ventre à répétition, mal être général à la fin des repas, grande acidité, fatigue et lassitude étaient alors mon lot quotidien. J’ai consulté différents médecins et réalisé des batteries d’analyses, toutes plus normales les unes que les autres : pas de bactéries malignes dans les profondeurs de mes intestins, pas de carence, pas de trouble hormonal. Rien. Et pourtant la réalité était bien là : j’étais de plus en plus mal dans mes baskets!

C’est à ce moment là, en 2012/2013, que je décide d’analyser mon assiette, mes maux capture d_écran 2019-01-15 à 16.25.17étant largement aggravés après le repas du midi pris dans une gargote marocaine améliorée où prédominait le tajine, le pain blanc et le thé sucré. Comme ça, pour voir. Et là, surprise. Je découvre que mon alimentation était en réalité à cette époque: (1) très peu diversifiée, (2) peu riches en légumes et (3) riche en gluten, en lactose et en graisses saturées!

Cette auto-analyse a été le déclic. J’ai repensé au lait de soja dans le frigo de mes parents à des kilomètres de là, aux fameux légumes et fruits de saison et je me suis interrogée sur l’impact de mon alimentation sur mon bien-être général et ma santé. J’ai alors dévoré  quantité d’auteurs et d’articles en lien avec une alimentation saine. S’en est suivi le début de tests alimentaires plus ou moins concluants. J’ai déserté la cantine d’entreprise, réintroduit les légumes aux deux repas principaux, améliorée la qualité des huiles que je consommais, mis les légumes secs à l’honneur et retiré progressivement mais surement les produits à base de lait de vache. Et là, surprise : mon ventre est allé mieux, la diarrhée chronique a cédée emportant avec elle les maux de ventre et l’acidité! dessin intestins

Je me suis alors rendue compte – en le vivant de l’intérieur – de l’importance de l’alimentation pour un bien-être plus global.

Manger n’est pas seulement un acte destiné à nous fournir de l’énergie ou à nous « remplir » ; manger c’est surtout permettre à notre organisme tout entier, à l’ensemble de nos organes, de nos muscles et de nos cellules de fonctionner de manière optimale en vue d’être plein de vitalité.

Notre alimentation est le reflet de notre histoire personnelle, de nos habitudes et de notre mode de vie. En fonction des modes, du marketing et des lobbies notre alimentation évolue, se transforme, jusqu’à parfois ne plus nous convenir. Et pourtant, notre alimentation doit avant tout être totalement individualisée et adaptée à notre activité et à ce que nous aimons.

Une alimentation durable, saine et équilibrée est avant tout une alimentation qui me convient à moi en dehors de toute considération marketing et de mode.

 

En guise de bilan sur mon alimentation, je suis une passionnée de découverte qui ne rentre dans aucune case. Je ne suis ni vegan, ni raw, ni végétarienne, ni sans gluten, ni sans lactose mais je suis un peu de tout selon mon envie. J’ai repris le pouvoir sur mon assiette : la culpabilité n’est pas au menu ce qui me permet d’apporter à mon organisme tous les éléments dont il a besoin pour exprimer le plein potentiel de sa vitalité.

 

Et vous, vous en êtes ou avec votre alimentation? Mangez-vous par plaisir? Mangez-vous avec plaisir? Suivez-vous un courant alimentaire précis? Êtes-vous souvent au régime? Aimez-vous votre corps?

 

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Et si vous preniez le temps en début d’année de faire le point avec votre alimentation pour adopter, enfin, des habitudes qui vous correspondent et qui vous permettent d’être plein de vitalité? Pour vous aider voici un modèle de grille suivi alimentaire.  Soyez le plus honnête avec vous-même, notez tous vos repas, toutes vos collations et éventuellement vos « craquages ». Cette base vous permettra de mieux vous connaître et peut-être d’identifier des aliments qui vous donnent fréquemment mal au ventre ou qui vous ballonnent. C’est sur cette base que vous pourrez mettre en place de nouvelles habitudes totalement adaptées et durables dans le temps.

Alors, à vos stylos!

Pour en savoir plus sur l’importance d’une alimentation adaptée et individualisée, je vous invite à lire l’article Mon alimentation et moi : de la globalité à l’individualité #2.

Belle année à toutes et tous.

 

3 Comments

  1. Merci pour cet article qui témoigne de votre histoire et votre rapport à l´alimentation, je me retrouve totalement.
    J’ai pris conscience de l´importance de bien manger lorsque mon corps a dit « stop ».
    Depuis 3 ans, j’ai éliminé et bannis le gluten, le lait de vache et le sucre(ajouté, blanc).
    Cela a changé ma vie !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Elodie.
      C’est vrai que l’alimentation joue un rôle primordial dans notre bien-être alors que nous en avons peu ou pas du tout conscience!
      Belle continuation

      J'aime

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