Routine beauté n°1 : trois pistes pour bien choisir son déodorant.

people-2598486_1920Le déodorant, l’ami des salles de bain, l’allié de nos journées, celui quinous accompagne dans toutes nos activités pour nous aider à nous sentir beau/belle et frais/fraîche. Ces dernières années, comble du marketing, le déodorant s’est adapté à nos vies intenses en changeant de format pour se loger au fond des sacs à main, petit mais tout aussi efficace, ou s’est même fait lingette pour une plus grande souplesse d’utilisation. Parce que oui, à l’heure actuelle, sentir mauvais c’est mal. Avoir des auréoles sous les bras c’est ringard, c’est négligé. Aujourd’hui, il faut courir partout mais sans odeurs et sans traces. Et pourtant….

Petit rappel : pourquoi transpire-t-on?

La transpiration est un phénomène naturel. Sous contrôle du système nerveux central,  l’activation des glandes sudoripares permet de réguler notre température corporelle. Elle assure ainsi l’homogénéité de la chaleur corporelle indispensable à l’intégrité des fonctions organiques, et ce, quelque soit les variations de température extérieures. A savoir, le stress et les variations hormonales (notamment au moment de la ménopause ou de l’adolescence) impactent également le système nerveux et peuvent modifier la transpiration.

La peau est aussi le lieu d’élimination de certaines toxines. L’organisme est en effet doté de différents émonctoires qui sont, de manière très simplifiée, les portes de sorties des déchets de l’organisme. Ces émonctoires sont les intestins, les reins, les poumons et la peau.  La transpiration permet ainsi à l’organisme d’éliminer certains déchets et toxines via la peau.

Mais au fait la transpiration c’est quoi?

Il existe deux types transpirations sécrétées par des glandes sudoripares différentes :

  • les glandes eccrines, les plus nombreuses, localisées sur l’ensemble de l’organisme et notamment sur la paume des mains, la plante des pieds et le visage.
  • les glandes apocrines, moins nombreuses mais plus volumineuses, localisées notamment au niveau des aisselles et de la région ano-génito-périnéale.

La sueur est majoritairement composé d’eau à laquelle s’ajoute des  électrolytes (chlorure de sodium principalement ainsi que d’ions potassium, calcium et magnésium). On retrouve également dans la transpiration des glandes apocrines différentes molécules organiques (lipides et acides aminés). En soit, la transpiration est totalement inodore. Ce sont les bactéries présentes à la surface de notre peau qui décomposent les éléments de notre sueur qui sont responsables des « mauvaises odeurs ». Ce n’est donc pas la transpiration qui sent mauvais!

En résumé :

Transpirer est un phénomène tout à fait naturel et qui plus est absolument indispensable au bon fonctionnement de notre organisme.

Vouloir bloquer à tout prix la transpiration est un non sens, surtout pour éliminer les mauvaises odeurs, car la sueur est inodore. Il est donc préférable de « s’attaquer » aux bactéries plutôt que de se ruer sur les anti-transpirant!

 

Comment choisir son déodorant?

Règle n°1 : on bannit les anti-transpirants. Nous l’avons vu, transpirer est nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme, on respecte donc son cycle naturel.

Règle n°2 : on regarde la composition de son déodorant chouchou. Si les sels d’aluminium et les parabens ont été largement montrés du doigt et décriés, la composition des nouveaux déodorants affichant 0 sels d’aluminium et 0 parabens n’est pas forcément plus bénéfique pour notre organisme.

Ainsi, les phtalates (perturbateurs endocriniens cachés sous l’appellation fragrance ou parfum), le triclosan (antiseptique, désinfectant et conservateur) et le propylen glycol (irritant et néfaste à long terme pour le système nerveux) sont à déconseillés. On s’aide du résumé publié par l’UFC Que Choisir ( Liste des déodorants ) qui a a étudié la composition de nombreux cosmétiques en leur donnant une note. Je recommande toutefois d’aller plus loin et de croiser les informations avec les données du site « la vérité sur les cosmétiques ». Ainsi, des produits contenant des PPG, des PEG, du methylparaben, ou bien d’autres substances chimiques sont, de mon point de vue, à proscrire sans attendre!

Règle n°3 : on se méfie des produits biologiques ou naturels et on épluche quand même la liste des ingrédients. Ainsi, l’alcool servant de conservateurs à de nombreux produits biologiques peut poser des problèmes aux personnes sensibles ou même carrément irriter les aisselles juste épilées ou rasées. Il en est de même pour les parfums.

 

Mon conseil de naturopathe :

On opte pour la simplicité! Après avoir testé de nombreux déodorants, j’ai finalement jeté mon dévolu sur le bicarbonate de soude.

J’ai testé des marques de grandes surfaces (il y a fort longtemps), des produits bio (plus récemment), des produits végan et solide (tout le monde en parle), j’ai fabriqué mon propre déodorant maison à base d’huile de coco et d’huile d’olive (un désastre), j’ai même testé la fameuse huile essentielle antibactérienne par excellence le Palmarosa mais rien à faire, à chaque fois j’étais déçue, insatisfaite. Et puis j’ai décidé que le trop était l’ennemi du bien et j’ai fait simple.

Voici ma routine déodorant dont je suis totalement satisfaite :

Après la douche, je masse mes aisselles avec une noisette d’huile de coco. Puis, je masse délicatement mes dessous de bras avec un mélange bicarbonate de soude (très fin) avec de la poudre de racine d’iris (3/4 de bicarbonate pour 1/4 de poudre de racine d’iris). L’iris n’est pas obligatoire, ça parfume très très légèrement le mélange. Et voila!

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Pourquoi ça fonctionne? Parce que le bicarbonate est un désinfectant naturel redoutable, il s’occupe donc des petites bactéries responsables des mauvaises odeurs.

A savoir : Cette routine n’évite pas les auréoles mais évite les mauvaises odeurs. J’ai également accepté l’idée que parfois, à la fin d’une journée particulièrement intense, mon corps avait le droit de « libérer ses odeurs » sans que je passe pour une fille particulièrement négligée. Un coup de gant ou une petite douche et hop, la soirée peut commencer!

Mais aussi : une transpiration excessive ou gênante peut être lié à une élimination excessive des toxines par l’émonctoire peau. Il est dans ce cas intéressant de regarder de plus près son assiette, en favorisant les légumes et les fruits, et de chouchouter ses intestins pour favoriser la prise en charges des déchets à ce niveau.

N’hésitez pas à rencontrer votre naturopathe pour faire un bilan de vos habitudes et établir ensemble votre routine beauté adaptée.

 

Sources :

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